Interne, oui. Mais aussi remplaçant !

Ça y est, tu as dit oui ! Tu vas remplacer pour la première fois, alors que ton DES[1] n’est pas fini.

Pour cela, il te faut un sésame : c’est la licence de remplacement ! Tu l’obtiens par le CDOM[2] du département de ta faculté. Pour cela, tu dois attester de la validation de 3 semestres dont celui du stage chez le praticien. Elle est valable jusqu’au 15 novembre de l’année suivante.

Grâce à elle, tu pourras signer ton premier contrat de remplacement : il définit le taux de rétrocession, les jours de remplacements et les engagements moraux entre le médecin que tu remplaces et toi ! Il doit être envoyé au CDOM et validé avant ton remplacement.

En étant interne, tu peux remplacer sur ton temps libre ou durant tes congés. Tu dois cependant exercer tes activités professionnelles dans des proportions et dans des conditions compatibles avec la sécurité des soins que tu prodigues !

Tu dois t’assurer que tu es couvert par ton assurance professionnelle : il te faut donc vérifier que ta RCP[3] te protège pendant tes remplacements. Ta voiture, qui te sert désormais pour ton usage professionnel, doit aussi voir son assurance évoluer ; préviens ton assureur, si ton remplacement ne dure que quelques jours, tu peux négocier !

L’URSSAF[4], cet acronyme complexe correspond aux charges sociales. C’est l’équivalent de toutes les lignes sur ton bulletin de salaire (allocations familiales, assurance maladie, CSG[5], CRDS[6] etc.).

Tu as jusqu’à 8 jours après ton premier remplacement pour t’y inscrire. C’est possible en ligne[7]. N’hésite pas à les contacter si tu vas peu remplacer, afin que les prélèvements, forfaitaires les deux premières années, soient adaptés à tes revenus.

Il te sera demandé de régler la cotisation foncière des entreprises, CFE, comme toute personne exerçant une activité professionnelle non salariée (à partir de la 2ème année de libéral).

Te voilà donc prêt, sur le versant administratif en tout cas !

C’est comme un premier jour d’école, n’hésite pas à faire le tour de ton matériel (stétho et Cie, GPS pour les visites…). Essaye de visiter avant : quel logiciel informatique ? Quelles habitudes de consultation du médecin remplacé ? Présence d’un secrétariat ? Demande où est la réserve de documents CERFA[8], de matériel à usage unique etc.

Dans les choses que tu pourras faire également : t’affilier à la CPAM[9] lorsque tu atteins 30 jours de remplacement (si ton activité libérale prédomine), t’inscrire à la CARMF[10] une fois thésé, souscrire une prévoyance adaptée pour avoir des indemnités en cas d’incapacité à remplacer.

Pour faciliter ta comptabilité en vue de ta première déclaration de revenus libéraux, ouvre un compte spécifique à cette activité.

Pour plus de détails, tu peux consulter le P’tit guide du remplaçant[11] de ReAGJIR[12] !

Pense que tes confrères ne sont pas loin, ne reste pas seul, n’hésite pas à demander un avis, l’entraide c’est la vie !

Profite ! Te voilà fin prêt !

Alice MAUDET,

Membre du Bureau de l’ISNAR-IMG jusqu’en janvier 2017.

[1] Diplôme d’Etudes Spécialisées

[2] Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins

[3] Responsabilité Civile Professionnelle

[4]  Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociales et d’Allocations Familiales

[5] Contribution Sociale Généralisée

[6] Contribution au Remboursement de la Dette Sociale

[7] https://www.cfe.urssaf.fr/saisiepl/

[8] Centre d’enregistrement et de révision des formulaires administratifs

[9] Caisse Primaire d’Assurance Maladie

[10] Caisse d’Assurance Retraite des Médecins de France

[11] https://www.reagjir.fr/je-remplace/ptit-guide-rempla/

[12] Regroupement Autonome des Généralistes Jeunes Installés et Remplaçants