La Roumanie … Bouscule nos préjugés !

La Roumanie … pays souvent associé aux vampires, aux jolis paysages ruraux et plus récemment … aux études en médecine !
Depuis déjà quelques années, la Roumanie est devenue une option pour ceux souhaitant poursuivre leur rêve de devenir médecin mais qui, à cause de diverses contraintes dans leurs pays d’origine, se retrouvent à devoir chercher à l’étranger une solution pour porter un jour avec fierté le titre de docteur en médecine. Les retours des étudiants étrangers sont globalement positifs, expliquant probablement l’accroissement annuel du nombre de ces étudiants.

Mais pourquoi la Roumanie est-elle si attrayante pour les étrangers, notamment français ? Pourquoi décident-ils d’y vivre pendant six ans ?

Certes, le premier argument réside sans doute en la possibilité d’y poursuivre le deuxième cycle des études médicales. Il y a 11 universités de médecine dans le pays, les deux plus réputées étant les universités de Bucarest et de Cluj. Bucarest, la capitale, est l’université de prestige de par sa longue et riche histoire donnant à la Roumanie la plupart de ses personnalités en médecine (par exemple V. Babeş qui a découvert les corpuscules Babeş, pathognomoniques de l’atteinte nerveuse dans la rage ou encore G. Palade, lauréat du prix Nobel de médecine en 1974 pour la découverte des ribosomes). Cluj représente l’université moderne : précurseur de l’ouverture vers l’Occident, elle fut la première à intégrer dans son enseignement des modèles de l’ouest européen. Même si ces deux universités offrent des cours pour les étudiants étrangers, seul Cluj donne la possibilité d’un enseignement entièrement en français.

Pour accéder à la première année, un concours est nécessaire. Comme l’admission n’est pas nationale mais régionale, chaque faculté propose son concours : une épreuve d’anatomie et au choix une épreuve de chimie ou de physique. La moyenne des notes du baccalauréat est également prise en compte lors de l’admission.

Une fois l’admission approuvée, le candidat est enfin étudiant en médecine. Comme le système médical roumain est d’inspiration francophone, il y a beaucoup de similarités dans le déroulement du deuxième cycle des études médicales. Six ans de cursus avec trois premières années considérées comme précliniques, ayant pour objectif l’approfondissement des différentes sciences telles l’anatomie, la biochimie et la physiologie. Chaque année comprend deux sessions d’examens, une en hiver et une en été. Les trois dernières années sont considérées comme cliniques, et permettent à l’étudiant de découvrir toutes les spécialités médicales grâce à des stages d’une durée variable, et chacun cloturé par une session d’examen.

En Roumaine, contrairement à la France, le Deuxième Cycle des Etudes Médicales se solde par un travail de recherche, à l’issue duquel les étudiants accèdent au titre de docteur, et qui sera la base de leur thèse. S’ajoute à cela un dernier examen, qui balaie l’ensemble des connaissances médicales accumulées lors de leur cursus.

Quant à l’internat, ils y accèdent après un Examen National Classant suite auquel la ville et la spécialité sont choisies selon des variables personnelles. Chaque spécialité suit ensuite un parcours spécifique, de façon similaire au système français, avec une maquette adaptée aux besoins de formation.

Comme précisé un peu plus haut, la Roumanie offre bien plus qu’un parcours universitaire. Encore méconnue, à l’instar de la Croatie il y a quelques années, la Roumanie a su développer et développe toujours son tourisme. Si l’aventure vous tente, vous pourrez ainsi vous prélassez sur les bords de la Mer Noire, vous balader dans les Carpates où se côtoient encore des ours noirs, des lynxs et autres prédateurs sauvages, prendre le bateau pour traverser le Delta, visiter le château de Dracula ou encore le cimetière gai et coloré de Săpânța …

Ce pays pourra donc être l’objet d’un projet très inspiré pour y passer vos prochaines vacances ! Et pourquoi pas pour vous y installer définitivement !

Pour le Bureau de l’ISNAR IMG,

Daria GHEORGHE,
Chargée de Mission Relations Internationales, 
Interne à Strasbourg