Retour sur le IVe congrès du Vasco da Gama Movement à Strasbourg, du 27 au 30 Avril 2017

Je suis arrivé le jeudi 27 avril à Strasbourg pour un événement dont l’enjeu était d’une importance européenne, voire mondiale : le IVe Congrès du Movement Vasco da Gama !  Le « social program » avait commencé quelques jours auparavant.

Un premier atelier, présenté par Claire-Marie Thomas, présidente britannique du mouvement Vasco da Gama a eu lieu le vendredi.  Sa présentation, intitulée « Find your leading voice » était très interactive et montrait à quel point ce genre de manifestation peut réunir des compétences, en termes de pédagogie, de communication et de management. Nous avons dans un premier temps créé des sous-groupes de travail, à deux, puis à plus.  Nous avons vu de nombreux exemples de ténors de la communication qui s’appuyaient sur des histoires, personnelles ou non, pour étayer une argumentation ou pour introduire une histoire au sein d’un discours, d’une façon assez didactique. Nous avons pu percevoir à quel point ce format pouvait être fort, si utilisé de manière adéquate.

A midi, j’ai rejoint la délégation italienne, dans une ambiance détendue, emplie de récits de voyages et d’expériences médicales à l’étranger.

L’après midi, accueil cette fois dans un amphithéâtre de la faculté pour des présentations et formations, notamment sur le thème de la vaccination, central cette année.  J’ai suivi pour ma part une formation axée sur la communication et animée par le Professeur Job Metsemakers, ponte dans ce domaine aux Pays-Bas et responsable des finances au sein de la Wonca, édifiant également…

Le lendemain, d’autres sessions ont eu lieu concernant les urgences eu Europe, la gestion de l’e-medicine, le management en clinique, ou encore la formation médicale en soins primaires dans nos pays respectifs. Par ailleurs, la question des problèmes médicaux présentés par les réfugiés a été soulevée.

La session de paroles ouverte, ou « community building », à nouveau organisée par Claire-Marie Thomas fut extraordinaire. Elle a constitué un espace d’échanges intenses où chacun a pu partager des idées, des plus évidentes aux plus loufoques, mais toujours novatrices pour le bien être de nos patients.

Enfin, juste avant la cérémonie de fermeture, nous avons assisté à un exercice inhabituel. Une patiente porteuse d’une répétition anormale de triplets CAG, et donc bientôt confrontée à la maladie de Huntington, nous a fait cours, à nous médecins, pour nous exposer son point de vue. Elle a développé, en tant que patiente experte, ce qui nous fait défaut pour approcher cette maladie et apporter aux patients ce qui leur manque dans le suivi des maladies graves. Ce discours mené par une patiente qui en savait probablement plus long sur cette pathologie que nombre d’entre nous, était à la fois émouvant et instructif.

C’est sur cette note que nous avons quitté la faculté pour nous rendre à la Mairie où un cocktail nous attendait, avec remerciements de la part de l’équipe alsacienne pour notre engagement. Puis, est venue la soirée de clôture organisée sur une péniche, à la Petite France, quartier emblématique de la ville, avec des médecins, de tous âges et de toutes nationalités.

J’espère que nous serons nombreux à l’édition 2018 à Porto où l’équipe organisatrice nous a d’ores et déjà prédit un accueil et des ateliers dignes de ceux proposés par l’équipe strasbourgeoise.
En attendant l’édition portugaise, rendez-vous à Prague pour la pré-conférence les 27 et 28 juin, suivie du congrès de la WONCA ! Personnellement, je ne la manquerai pas.

 

Virgile KORSEC,

Interne de Médecine Générale à Rennes,

Responsable Relations Internationales à l’ISNAR-IMG.